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© Oriane Monfort

So - Collectif Ô77

Sam. 18 à 16h30 à la Tour Royale - 40 min

Une danseuse et deux danseurs accompagné.e.s d’un batteur rebondissent ensemble sur une pulsation commune. L’intensité progresse constamment, passant sur la durée, d’un rebond vibratoire, presque imperceptible, à un rebond sauté, presque envolé.

Le défi de So se situe à l’intérieur même de ce crescendo de rebonds : pouvoir continuer à interagir et danser avec l’autre malgré les contraintes physiques qui s’imposent.

Comment caresser l’autre ? Comment se déposer sur lui ? Le repousser ou le manipuler tout en ne perdant jamais ce geste rebondissant, persistant, entêtant.

So construit un vocabulaire basé sur l’espace et l’interdépendance des danseurs. Chaque mouvement s’apparente à une action, il n’y a pas de gestes gratuits. S’ajoute à cela un paramètre supplémentaire : ce plié répétitif, comme une façon de rester avec soi, enraciné sur ses pieds mais sans repos ni immobilité.

So cherche l’épuisement du corps en nourrissant ce besoin réel de se confronter à la gravité. Selon un principe de boucles commun à la chorégraphie et à la musique jouée la danseuse et les danseurs déclinent leur rapport à la quasi-instabilité en début de pièce alors que le musicien amoncelle des couches sonores afin de constituer une atmosphère musicale vaporeuse. Un passage de relais intervient après quelques minutes : les boucles chorégraphiques émergent pour progressivement saturer l’espace tandis que la batterie jouée accompagne déplacements et rebonds. Les textures musicales s’additionnent en se

superposant pour offrir un terreau grouillant au jeu de batterie. Le tempo se fait progressivement commun aux quatre interprètes. Plus précisément, le phrasé de mouvements est répété plusieurs fois, en se laissant impacter au fur et à mesure par l’intensité grandissante.

Collectif Ô77

C’est à la formation Coline qu’Emilia et Hugues se rencontrent. Mus par une curiosité débordante pour la recherche du corps en relation à l’autre, ils cherchent à créer autour de la danse contact.

Sortant de formation, ils rencontrent Erwin avec qui ils partagent cette même envie de recherche et de dépassement. Pour aller plus loin, ils imaginent en opposition à ce geste collectif une nouvelle contrainte : le rebond. Un geste qui pour eux symbolise l’individu, une action qui s’exprime par les genoux et qui, a priori, a besoin d’un axe solitaire et droit. Comment mettre en place un vocabulaire corporel qui permet l’indépendance nécessaire pour rebondir (et pourquoi pas sauter), mais également la dépendance et/ou soutien d’autre corps pour élargir ses propres perceptions physiques.

Après quelques explorations avec plusieurs musiciens, le trio fait la rencontre de Charles-Antoine, un batteur. Dans une recherche d’une rythmique et d’un tempo communs, le rapport à la batterie s’impose et le propos artistique s’ancre définitivement.

Chorégraphie collective

Emilia Saavedra Paeile

Erwin Le Goallec

Hugues Rondepierre

Musique

Charles-Antoine Hurel

Production

Collectif Ô 77

Partenariats

Drac Paca

Compagnie Meta

Le Volatil, Toulon

Les Salins, Théâtre de Martigues

La Curie, La Courneuve