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© 1,3 Hichem Dahes - 2 Ayka Lux

© GianLuca Di Loia 

I-Clit - Mercedes Dassy

Ven. 17 à 20h45 au Liberté, scène nationale - 45 min

Réservation via chateauvallon-liberté.fr ou au 09 800 840 40

À notre époque, les femmes ont détrôné le vieux mythe du sexe féminin faible, désarmé et implorant la protection masculine. Elles continuent de s’émanciper. De nouvelles vagues du féminisme continuent de se créer et leurs différentes idées parfois s’entrechoquent. La liberté que certaines ont acquise d’utiliser leur corps et leur sexe selon leurs propres déterminations reste un sujet de controverse. Une nouvelle vague féministe est née – ultra-connectée, ultra-sexuée et plus populaire. Mais face au pouvoir ambivalent de la pop culture, où et comment se placer dans ce combat en tant que jeune femme ? Quelles armes utiliser ?

i-clit traque ces moments de fragilité, où l’on oscille entre affranchissement et nouvelles formes d’oppression.

Il n’est pas ici question de juger de la légitimité du féminisme pop et de ses icônes mais plutôt d’en dégager des questions et des pistes de réflexion sur les manières avec lesquelles des femmes tentent de se ré-approprier leur corps et leurs identités à l’heure d’aujourd’hui.

« Ma génération évolue dans une société qui a mis le féminisme “ à la mode ”. Depuis, des concerts de stars mondiales aux arrêtés français anti-burkini, le mot féminisme est maintenant sur toutes les lèvres. Cette popularisation du féminisme est-elle une auto-contradiction profonde ? Ou une réelle prise de pouvoir ? Une récupération marketing ou une revendication ingénieuse ? [...] »

« De façon plus générale, je veux dénoncer l’utilisation faite du corps et de la sexualité des femmes comme monnaie d’échange. En effet, dans notre société, le corps et la sexualité des femmes sont trop souvent utilisés pour parler d’autre chose, pour faire autre chose, pour raconter le pouvoir qu’exercent les uns sur les autres. J’inscris donc i-clit dans un mouvement artistique mené par des femmes qui se ré-approprient leur corps comme outil politique, chacune à sa façon. »

i-clit se construit autour de ces questions et y apporte des pistes de réflexion de deux types : le premier type sera influencé par la notion de contrôle de soi par soi; le deuxième type par la notion de contrôle de soi par autrui.

Pour tenter de rendre compte de la complexité du phénomène de l’émancipation féminine, Mercedes Dassy exagère le trait, use et déforme à l’envi les chorégraphies lascives de Beyoncé et autres pop-stars. Passage par le twerk oblige; elle tente notamment de réconcilier l’utilisation « capitaliste machiste ultra-sexualisante » qui en a été faite avec son utilisation culturelle d’origine. Cela sans oublier l’auto-dérision, comme moyen d’éviter de tomber dans l’appropriation culturelle en tant que femme blanche.

Mercedes Dassy

Mercedes Dassy (1990, Bruxelles) est danseuse et chorégraphe, active dans les domaines de la danse, du théâtre, de la performance et de la vidéo. En 2009, elle intègre S.E.A.D. Salzburg Experimental Academy of Dance et suit un Summer Program à la Tisch School of Art/Dance Department – New York University.

De retour à Bruxelles depuis 2012, elle travaille avec Voetvolk/Lisbeth Gruwez (AH/ HA), Compagnie3637 (Eldorado, L’Enfant qui), le Collectif En Transit, Matej Kejzar (raive), Cie PHOS/PHOR (La compatibilité du caméléon), Lucile Charnier (L’Appel du Mutant), MUGWUMP, Notch company/Oriane Varak (As a Mother of Fact) et avec Leslie Mannès (FORCES).

Depuis 2014, Mercedes Dassy a également entamé son propre travail avec PAUSE, solo créé à l’occasion de la Museum Night Fever 2014. Elle crée ensuite i - c l i t , présenté à La Balsamine dans le cadre du festival Brussels, dance ! 2018, soutenu par le Ministère de la Culture - Service de la danse et nominé au Prix de la critique 2018. En septembre 2019, elle présente TWYXX au Théâtre de Namur, en collaboration avec le comédien Tom Adjibi. Ce duo est soutenu par le Conseil Interdisciplinaire des Arts de la Scène de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Une prochaine création est prévue pour 2020 : B4 summer, un nouveau solo de et par Mercedes Dassy.

En traitant des sujets tels que la nouvelle vague féministe ultra-sexuée-connectée, l’engagement relationnel dans la société consumériste ou le rapport de sa génération à l’engagement, le travail de Mercedes Dassy se déploie sur base d’une triangulation chorégraphique, politique et esthétique.

En juillet 2018, Mercedes Dassy s’est vue attribuer le prix Jo Dekmine récompensant les créations et artistes prometteu.r.se.s par le Théâtre des Doms.

De et avec

Mercedes Dassy

Dramaturgie/regard extérieur

Sabine Cmelniski

Création sonore

Clément Braive

Scénographie / création lumière

Caroline Mathieu

Costumes / scénographie

Justine Denos

Production déléguée

Théâtre La Balsamine

Diffusion

Arts Management

Agency (AMA)

Coproduction

Théâtre La Balsamine, Charleroi danse

Avec le soutien de

 

la Fédération Wallonie-Bruxelles, Service de la danse, la SACD, Project(ion) Room, le B.A.M.P, le Théâtre Océan Nord, Friends with Benefits, WBI - Wallonie-Bruxelles International et de l'Onda - Office nationale de diffusion artistique

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