Cassiel Gaube

Farmer Swirl Studies

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Premier solo de Cassiel Gaube, Farmer Swirl studies synthétise plusieurs années de recherche autour de la House Dance - un style né dans les clubs de Chicago et New York au début des années 80.

Tel un anthropologue, le chorégraphe belge qui a fréquenté les clubs parisiens et new yorkais, en décrypte l’écriture pour y démêler les influences (hip-hop, salsa, claquettes et de nombreuses autres danses). Il en résulte la source même de trois mouvements fondamentaux : Farmer, Train, Swirl  dont Cassiel esquisse précisément les contours pour ensuite les adapter, les enchainer, les articuler et les réinventer. Le danseur en vient finalement à créer une hybridation et un nouvel objet chorégraphique qui donne à éprouver, comme rarement, la musicalité des mouvements du corps.

Sam. 17 septembre à 16h
Durée 40'
Tour Royale
Toit

Avenue de la Tour Royale

83000 Toulon


 

Note d'intention

« Avec son titre emprunté au champ lexical du piano, Fantasie minor est née de ma rencontre avec Chloé Robidoux et Anka Postic, jeunes danseur·euses originaires de Caen. Les deux évoluent ensemble depuis l’enfance, avec une formation en danses urbaines (hip-hop, dancehall, house dance) qui a joué un rôle dans leur relation et leur construction en tant qu’individus.
La pièce répond à la proposition du centre chorégraphique national de Caen en Normandie d’imaginer une œuvre pouvant être jouée dans des lieux très différents : avec une scène de 4 mètres sur 4 mètres facilement adaptable, Fantasie minor pourra être présentée en intérieur comme en extérieur, dans des théâtres ou des jardins, sur des places, etc. L’espace de la scène impose aux danseur·euses une proximité constante, avec laquelle ils doivent composer et négocier.
Ce partage de l’espace entre deux personnes, c’est aussi l’enjeu de la musique de la pièce, la Fantaisie en fa mineur, op. 103 de Franz Schubert, composition pour piano à quatre mains, en écho direct aux quatre pieds des danseur·euses dans cet espace si restreint.
Parce que leur culture est celle des “battles” et des “cyphers”, les deux interprètes réinventent leur pratique en permanence. Il y a entre eux quelque chose d’à la fois fraternel et compétitif, comme s’ils répondaient en permanence à la logique du jeu. Ces éléments biographiques, ces réminiscences juvéniles, traversent une composition chorégraphique inspirée par les danses que ces corps ont étudiées. Pour moi, Fantasie minor est une sorte de rite de passage, idée soulignée par la Fantaisie en fa mineur, dernière pièce composée par Schubert avant sa mort à l’âge de 31 ans, comme la prémonition d’un autre rite de passage.
La danse aborde cette composition en s’inspirant de l’approche illustrative qu’ont les danses urbaines de la musique. L’interprétation commence de façon virtuose, presque conquérante, mais au fil de la chorégraphie se révèlent d’autre sensibilités. Comme si, au-delà de “la conquête de la scène et du spectateur”, les danseur·euses s’autorisaient à ressentir ou révéler une dimension plus fragile. La musique passe par des ambiances qui leur permettent d’osciller entre ces deux sensibilités. À leurs pieds, des bottes à bouts rigides amplifient ces variations dans l’interprétation. Portées comme des pointes de ballet tout au long de la pièce, elles leur donnent une silhouette plus lourde et ancrée dans le sol. Le duo se construit sur cet écart entre le pied qui frappe le sol avec force et assurance et le piqué presque cristallin du ballet classique. L’absurde et le virtuose comme tremplin pour une redécouverte esthétique, technique et personnelle. »
Marco da Silva Ferreira, septembre 2021

Cassiel Gaube 

Le danseur et chorégraphe Cassiel Gaube, qui vit et travaille à Bruxelles, est diplômé de P.A.R.T.S. à Bruxelles en 2016.

Au cours des 3 années écoulées, Cassiel Gaube s’est principalement consacré à l’apprentissage et à la pratique de la House dance, au sein des milieux parisiens et new-yorkais. Il développe actuellement son travail chorégraphique à l’intersection de la danse contemporaine et des street & clubbing dances.

En 2019, Cassiel Gaube a créé le solo Farmer Train Swirl – Étude. 
En 2021, Il présente sa nouvelle pièce, Soirée d’études, un trio qui poursuit et approfondit la recherche amorcée dans son solo.

En tant que pédagogue, Cassiel Gaube est régulièrement invité à donner des workshops à l’attention de danseurs professionnels, dans des studios tels que La Raffinerie – Charleroi danse, P.A.R.T.S. Summer School (bruxelles) et la Ménagerie de Verre (Paris).

Dans la presse

« Pour Farmer Train Swirl – Étude, mon objectif essentiel est de rendre compte de la complexité linguistique de la House dance. Je ne souhaitais pas développer cette première recherche sur la relation entre les corps, ni sur l’imaginaire festif associé à cette danse – j’imagine mettre progressivement au travail ces diverses dimensions de la House dans les opus qui vont suivre. Avoir un seul corps au plateau permet, je pense, de focaliser l’attention du spectateur sur le mouvement. Comme son nom l’indique, ce travail est une étude, c’est-à-dire une composition pensée comme l’occasion d’explorer les possibilités d’une technique particulière, ici la House dance.  » Cassiel Gaube interviewé par Wilson Le Personnic pour Ma Culture.fr

 « Dans Farmer Train Swirl - Étude, Gaube met en lumière les innombrables danses populaires qui ont nourri le développement de la house en un
riche & mûr médium d’expression. Non seulement peut-on lire cette langue, mais on puit aussi dire avec elle une multitude de choses. Cette danse, mutatis mutandis, ne diffère en ce sens pas tellement du ballet - également dérivé de diverses sources populaires. Et, tandis que ce dernier a pour affluents chaconne, sarabande et menuet, la house, elle, se forme au confluent du hip hop, du reggae, des claquettes, de la salsa, … Révélant ces histoires en devenir, Gaube pose ici une geste artistique significatif. ”
Pieter T’Jonck, pzazz, 08.2019

Farmer Train Swirl Étude ©Luc Depreitere.jpg
Cassiel Gaube 2 © Marc Domage.jpg

Création Cassiel Gaube

Conseil artistique Liza Baliasnaja, Theo Livesey, Manon Santkin

 

Production Hiros

Distribution ART HAPPENS

Coproduction Charleroi danse

Avec le soutien de Vlaamse Gemeenschapscommissie, workspacebrussels, Kunstencentrum BUDA (Kortrijk), KAAP, Kunstenwerkplaats, De School van Gaasbeek, Onda