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© Aldo Lee

EPURRS - Fabrice Lambert

Ven. 17 à 22h au Cercle naval - 25 min
Sam. 18 à 16h à la Tour Royale - 25 min

EPURRS

«Éloge Puissant d'Un Royaume Radicalement Soulevé»

 

Le mot Krump est l'acronyme de Kingdom Radically Uplifted Mighty Praise.

Eloge puissant d'un royaume radicalement soulevé en est sa traduction française (traduction MC Vernay Liberation 3 mai 2013).

EPURRS en est son acronyme.

Epure : Dessin à grande échelle ou grandeur nature tracé pour aider à la construction d'un édifice, au montage d'une machine. (Petit Robert)

« Le Krump, c'est spirituel, c'est au-delà de la danse » aime dire Grichka, champion du monde hip hop.

Cet « au-delà » se situe à mon sens au niveau de l'échange, de l'ouverture, du rassemblement et du dépassement de soi. Le Krump est une danse créée dans les ghettos de Los Angeles et de Porto Rico, pour extérioriser la violence mais surtout en la dépassant pour transformer l’énergie négative en positive.

Il est question de défis, certes, mais sans jamais de violence, plutôt des encouragements qui circulent et une grande intensité nait des corps, une boule d'énergie que les danseurs se passent en créant ainsi un ludisme libérateur. C'est une charge humaine qui se déchaine, devient libératrice et surtout empathique.

De mon côté, ce qui me fait venir jouer sur ce terrain c'est la découverte de la grande maîtrise de leur corps, de leur utilisation de l'espace et des intentions du mouvement.

C'est la découverte dans les années 2000 de cette danse à la Rotonde, espace public situé dans le Forum à Paris, à l'entrée de la piscine des Halles qui me marque. Cette mémoire de cette énergie a pu changer des choses dans mon approche du mouvement, de sa physicalité, de ses flux et de ses décisions.

C'est une danse qui doit rentrer dans les théâtres

C'est durant ma résidence triannuelle à la Maison de la Musique de Nanterre, avec la complicité de la Maison Daniel Fery de Nanterre, que je rencontre Cyborg et Wolf, deux pointures françaises du Krump. C'est là que je renoue avec des pulsions lointaines et voulant poursuivre cette construction je leur propose de chorégraphier une pièce pour eux. Il est vrai, je réalise la chance que j'ai quand je découvre le parcours de ces deux « étoiles » : tous deux champions d'Europe et vice-champions du monde de Krump, danseurs attitrés du chanteur Soprano.... Encore une fois, cette danse doit rentrer dans les théâtres !

C'est une danse jeune, physique, puissante et charnelle. J'estime aujourd'hui que la danse contemporaine doit se mêler à ce « spirit » et retrouver l'engagement qu'elle mérite. Travailler dans cette transdisciplinarité donnera de la vigueur et du sens à tous les combats que la danse mène aujourd'hui, et à ses publics.

Fabrice Lambert

Après une formation au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers, Fabrice Lambert fonde L’Expérience Harmaat en 1996, avec Juha-Pekka Marsalo. Ils créent ensemble Ethogrammes et Etude pour 4 mouvements (1997). Il est ensuite interprète au sein du collectif Kubilai Khan Investigations, de la compagnie Carolyn Carlson, et avec Catherine Diverrès, au Centre Chorégraphique National de Rennes. Plus récemment, il a travaillé avec François Verret, Emmanuelle Huynh et Rachid Ouramdane.

Depuis 2000, il structure et assure la direction artistique de L’Expérience Harmaat, au sein de laquelle il poursuit son travail de recherche et de création. Celle-ci se définit comme un lieu de croisements, qui rassemble autour des projets du chorégraphe, des créateurs de différentes disciplines. Leur point commun est de questionner, chacun dans son champ, les notions de phénomène et de mouvement.

Artistes plasticiens, vidéastes, ingénieurs et danseurs, participent ainsi à la création de nombreuses pièces : No body, never mind et TOPO (2001) sont deux volets d’une recherche sur la perception du corps et son détournement par l’image. Elles proposent au spectateur de redéfinir ses propres modalités de regard sur le corps et son environnement. Le rêve (2002) permet de capter l’essence de ce questionnement par la confrontation d’un film et d’un solo sous forme de dialogue utilisant une même matière : le corps de l’interprète. Play Mobile (2003) explore les frontières de ce même corps dans un dispositif sonore enveloppant, espace clos qui le confronte à ses limites. Im-posture (2004) est une pièce pour deux interprètes et un vidéaste reprenant une idée de Paul Virilio sur l’accident intégral. Suivent Fréderic Lambert (2004 – commande SACD / Le Sujet à Vif), Abécédaire (2005), meutes (2006), Gravité (2007), D'Eux (2008), Virga (2009 – commande SACD / Le Vif du Sujet), Solaire (2010), Rites of Memory (2011 - commande de Ahn Aesoon Dance/Corée) et, Faux Mouvement (2012).

La création qui suit, Nervures, est une collaboration avec l'artiste visuel Xavier Veilhan, et est créée en novembre 2013 au Centre national de la danse, puis reprise en janvier 2014 au Théâtre de la Ville – Paris, qui accueille régulièrement ses créations depuis 2012. Jamais Assez, pièce pour 10 danseurs, est créée en juillet 2015 au Festival d'Avignon, puis présentée notamment au Centre Pompidou – Paris, et au Festival TransAmériques – Montréal. Aujourd'hui, Sauvage, pièce pour 7 danseurs et 1 musicien, est créée en septembre 2018, à la Biennale de la danse de Lyon, puis sera présentée notamment au Centre Pompidou – Paris.

Fabrice Lambert a été artiste associé à la Comédie de Clermont-Ferrand, scène nationale, de 2016 à 2018. Il l'est à la Maison de la Musique de Nanterre, à partir de la saison 2018/2019 jusqu’en 2021. Il sera également artiste associé du Centre des Bords de Marne du Péreux-sur-Marne à partir de 2020 jusqu’en 2023.

De

Fabrice Lambert

Avec

Wilfried Blé (WOLF) et Alexandre CYBORG Moreau

Compositeur

Soulfabex

Lumières

Philippe Gladieux

Régie Générale

Florent Fouquet

Production

L’Expérience Harmaat

Coproduction

Maison de la musique de Nanterre, Centre des Bords de Marne. (en cours)

Accueil

Ménagerie de Verre, Centre National de la Danse, Maison Daniel-Féry.

Direction de production

Yann Gibert

Communication, logistique, administration

Margaux Boutet